Cambo
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CAMBO
LES BAINS / KANBO (Labourd)
" D'azur au lion d'or à la bordure
componée de gueules et d'or "
Ces
armes ont été adoptées en 1932 ; elles
furent celles de la maison noble
Luro, à la différence que dans ces
dernières le lion était passant au
lieu de rampant. Luro (ou Lure) cité en 1456 et 1505, existe
toujours
au Bas-Cambo.
La paroisse de Cambo est désignée à
l'origine sous
le vocable de Sansa ou Sance, du nom de la plus ancienne maison noble,
Azantza, citée à Cambo en 1170.
En Pays Basque, le terme "
cambo " accompagne le nom de certaines sources minérales,
généralement
ferrugineuses. Ainsi, trouve-t-on Cambo- ithurria à
Sumberraute,
Cambo-ura à Beyrie, Méharin, Iholdy, Cambo-xilo
à Béhorléguy, ou
Gamburia à Hasparren.
Outre Azantza, les autres maisons nobles
de Cambo étaient : Agerreta (citée en 1505),
Donapetri (en 1505),
Jauretxe (en 1505), Kurutxaga (en 1249), Luro (en 1456), Ney (en 1505 ;
qui d'après R. Poupel, succédera peut
être à Usia), Urdazki (en 1505),
Urkudoy (en 1249), Usi (en 1186), puis plus tardivement Etxegoien.
L'antique
paroisse comprenait trois quartiers : le quartier de l'Eglise,
Basseboure (au-delà des thermes jusqu'à
Paxkaleku) et La Place qui
correspondait au Bas-Cambo actuel. Les domaines agricoles
s'affichaient, au quartier de l'église, autour des plus
anciennes
maisons nobles : Azantza, Kuruxaga, Usia ou Urkudoy.
L'activité de La
Place, autour de Luro et Agorreta, s'articulait autour du port et des
moulins à forge de Olha et Olhaberria, ceux à
grains de Luro et Maitena
(Eihera Zahar aujourd'hui disparu) et les pêcheries. La Place
était-elle effectivement le centre de vie primitif de la
paroisse ? On
peut le penser car, jusqu'au XVIII°
siècle, les assemblées
capitulaires se déroulaient au départ
de la Route des Sept Chênes, au
Bas-Cambo, avant de rejoindre l'église du plateau. Le moulin
de Luro
appartenait par moitié à la communauté
; elle sera vendue en 1799 pour
rembourser une dette.
Devant l'inexistence de réseau routier
(ou son mauvais entretien lorsqu'il existe), l'essentiel des
échanges
commerciaux s'effectue par voie fluviale. Du port de Cambo,
près de
Pouttorena et Portua (aujourd'hui disparue), étaient
acheminés vers
Bayonne : canons fabriqués à Baïgorry,
laines de Navarre, meules à
moulins de Bidarray et Louhossoa et des bois d'Iraty, qui descendaient
la Nive par flottage. Dans l'autre sens, on transportait surtout les
produits alimentaires : vin, grains, farine, sucre ou poissons. Les
chalands à fond plat, de10 à 12 mètres
de long, portaient entre 2 à 5
tonnes. Si la descente de la Nive ne posait pas de problème,
il en
était tout autrement pour la remontée. Les effets
de marée étaient
inopérants au-delà d'Ustaritz ; le trajet-retour
se terminait à la rame
ou à la perche, avec les difficultés que l'on
imagine. Il fallait deux
heures pour rallier Bayonne, mais sept heures étaient
nécessaires pour
remonter la Nive jusqu'à Cambo. En 1769, il sera
envisagé la
construction de chemin de halage depuis Ustaritz, mais on en
débattait
encore en 1869.
L'administration envisageait dès 1760, de créer
un port à Haurtzain et d'aménager la Nive en vue
de prolonger sa
navigabilité jusqu'à Itxassou. Salvat
Diharce (1723-1794), seigneur de
Luro, capitaine au régiment de Labourd, s'opposera durant de
longues
années à ces projets. Il avait obtenu en 1768
l'autorisation d'établir
une pêcherie à hauteur du moulin. La
rivière était donc entravée sur sa
largeur de nasses disposées en épi, qui
piégeaient le poisson, mais qui
empêchaient toute navigation en amont du port de Cambo.
Salvat Diharce
ne cèdera devant la pression simultanée de
l'administration, de
l'assemblée paroissiale qu'en 1782 ; les nobles
s'étaient également
joints à cette démarche : Pierre Diron, seigneur
de Usia, Louis
d'Etxegoien-Labiaguerre, Jean de Saint Martin, seigneur de Urkodoia,
Dominique Berouet, seigneur de Donapetri, Joannes Haramboure,
maître
de Francessenia.
Sur les conseils du professeur Grancher son
médecin, Edmond Rostand, s'installe à Cambo en
1900, il construira
Arnaga en 1903. A eux deux , ils attireront de nombreuses
personnalités
à Cambo, dont Léon Blum, Sarah Bernhardt, Mm
Poincaré, Pierre Loti et
le grand musicien Isaac Albeniz, mort à Cambo en 1909.
L'histoire
des Thermes de Cambo se perd dans la nuit des temps ; c'est au
XIX°
siècle que cette activité fut
concédée par la commune. Malgré une
fermeture d'un demi-siècle au XX° siècle,
elle est actuellement en
plein essor.
La commune verra l'éclosion de nombreux grands
champions de pelote, le plus célèbre d'entre eux
fut Joseph Apesteguy,
dit Chiquito (1881-1950), joueur de légende.
L'église Saint
Laurent est une des plus belles églises du Pays Basque ;
elle
bénéficiera des largesses de la reine Marie Anne
de Neubourg, lors de
ses deux cures dans la cité en 1728 et 1729. En
1824 et durant un an,
Michel Garicoits est curé de Cambo, avant sa
nomination au séminaire
de Betharram ; c'est lui qui créera la Confrérie
du Sacré Cœur,
reconnue par Rome en 1825, à laquelle adhéreront
une vingtaine de
paroisses basques.
Dans les armes communales, le lion est
l'emblème seigneurial par excellence, il évoque
force et courage, mais,
comme roi des animaux, il est aussi symbole de domination. La
bordure
est certainement une brisure.
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Came
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CAME
(Pays de Gramont)
"
Ecartelé au 1 de sinople à un épis de
maïs d'or feuillé du même ; au 2
d'or à une chaise de sable ; au 3 d'or à
une rivière cousue d'argent
en fasce soutenant une barque voguante de sable et au chef
nuagé d'azur
; au 4 de sinople à une gerbe de blé cousu de
sable "
Entre
1010 et 1167, dans le cartulaire de Saint Sever, la paroisse Saint
Martin de Came verse les dîmes à l'abbaye de Sorde
; que la paroisse
ait déjà une église avec son saint
patron montre qu'il existait déjà
une vie collective, organisée sans doute dès le
X° siècle.
Came
(qui englobe Sames à l'origine) semble se
développer vers la fin du XI°
siècle, des défrichements sont entrepris,
quelques cabanes sortent de
terre. Ces opérations ont le don de
déchaîner la colère des
voisins
béarnais qui utilisaient ces terres et ces bois, au
même titre que les
paroissiens de Came. D'après Marca, à trois
reprises, les Béarnais
détruiront les nouvelles constructions ; il faudra
toute l'autorité du
vicomte de Béarn pour ramener le calme chez les
Béarnais. Cette vallée
de la Bidouze, sera rapidement convoitée par les vicomtes du
Béarn et
les seigneurs de Gramont et Came présentait un
intérêt économique
évident avec son port. On pouvait remonter la Bidouze
jusqu'à Came, le
village devenait ainsi le débouché naturel du
Béarn occidental, d'une
partie de la Soule et de la Basse Navarre. Depuis le port de Came on
exportait les vins de Jurançon, le sel de Salies,
du jambon du pays,
des brebis de la vallée d'Aspe. On importait des barils
de poisson
salé (harengs, morues, sardines), des épices, de
l'huile… Les bateaux
utilisés furent sans doute la galupe ou
la gabarre, très
ressemblantes, longues de 14 à 30 mètres,
affectées uniquement au
transport fluvial ; elles étaient
manœuvrées à la rame
Vers
1193 Raymond Arnaud de Came, devient vicomte d'Arberoue
après son
alliance avec Bertrande de Sault, héritière de la
vicomté. Arnaud
Raymond II de Gramont, seigneur de Gramont, Bergouey,
Bidache, devint
seigneur de Came et Sames après avoir
épousé vers 1372, Agnès de Came.
La seigneurie de Came ne quittera plus la suzeraineté des
Gramont
jusqu'à la Révolution.
En 1479, Came, Sames,
Saint Pée et Léren sont
érigées en baronnie au
bénéfice de Roger de
Gramont qui était capitaine au Château Vieux de
Bayonne.
En
1563, est installé à Came le
Sénéchalat de Gramont, cour de haute
justice de la Souveraineté de Bidache. Ce
Sénéchalat semble avoir
fonctionné simultanément au château de
Came et à la Grand Maison
(acquise par les Gramont) au quartier " la Ferrerie " jusqu'en
1790.
Le château de Came abritait aussi une prison.
Les
barthes ou terres basses, seront progressivement
aménagées, digues,
canaux de drainage, nécessiteront des travaux collectifs
importants.
On cultive de l'avoine, du froment, le maïs apparaît
vers 1670.
L'élevage des porcs, ovins et bovins, se fait en libre
parcours sur des
terres communes, concédées par le duc
de Gramont contre un cens annuel.
Le
pays de Bidache possédait une forte tradition chevaline. Il
s'agissait
de la race " navarraise ", étalons espagnols
et juments béarnaises
Au
XIX° siècle, le village s'est tourné vers
la confection des meubles,
notamment la chaise ; aujourd'hui, 7 à 8 artisans, employant
une
quarantaine de personnes perpétuent cette tradition.
Dans
ces armes communales, le 1 et le 4 (maïs et blé)
évoquent les cultures
dans les terres basses. Le 2 est pour l'artisanat de la chaise qui fait
la renommée de Came. Dans le 3 on reconnaît la
Bidouze, le port et une
gabarre pour le transport de marchandises. Il est regrettable que ces
armes ne respectent pas, les règles héraldiques.
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Chéraute
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CHERAUTE
/ SOHÜTA (Soule)
"
Ecartelé aux 1 et 4 d'or au pin de sinople
terrassé du même et un
loup de gueules passant derrière le tronc de l'arbre ; aux 2
et 3 de
gueules au lion d'or ; sur le tout de sable au lion regardant d'argent "
Ces
armes communales sont celles des Bela qui deviennent
seigneurs du
domec de Chéraute en 1525 ; les seigneurs de
Chéraute, potestat de
Soule, sont connus au XIII° siècle.
D'après P. Haristoy, les
Bela sont d'origine navarraise, ils sont issus du lignage des Velez (ou
Belez qui se transformera en Bela) de Medrano. Ils étaient
parents avec
les seigneurs de Lacarre et apparaissent en Soule au début
du XVI°
siècle ; Garcia de Velez de Medrano épouse en
1525, l'héritière du
domec de Chéraute.
André de Bela qui obtient en 1679, l'érection de
la seigneurie de Cheraute en baronnie.
Dans
cet écartelé des Bela, le 1 et le 4
dérivent apparemment des armes des
Velez de Medrano. La branche aînée des Velez de
Medrano porte une croix
fleuronnée d'or. Mais Joan Velez de Medrano, d'une
branche cadette
porte séparément dans ses armoiries, un
loup et un palmier, qui s'est
transformé en pin. Dans le 2 et le 3, figurent le lion d'or
qui est des
Johanne, famille de Mauléon, dont la fille Catherine
épousera Gérard de
Bela. Sur le tout, le lion d'argent est pour le domec de
Chéraute. Ces
armes où figurent le blason du lignage d'origine navarraise
et le
blason familial de son épouse, furent sans doute
composées après le
mariage de Gérard de Bela au XVI°
siècle.
Gratian de Bela
(Belez s'est transformé en Bela), fils de Garcia de Velez de
Medrano,
épouse vers 1543 la fille et héritière
d'Arnaud d'Ohix , bailli de
Mauléon ; Gratian de Bela deviendra syndic du Pays
de Soule en 1553 .
Il était le fils de Garcia de Belez, qui deviendra
Bela.
Les
Bela posséderont la baronnie de Chéraute
jusqu'à la veille de la
Révolution. Jean Baptiste de Bela-Chéraute
(1727-1799), baron de
Cheraute, est reçu aux Etats de Soule en 1757 pour le
potestat d'Espes
qu'il tenait sans doute de sa grand-mère ; il
épousera en 1769,
Dorothée de Lafutzun de Lacarre, fille cadette de Henri de
Lafutzun,
baron de Lacarre et de Françoise de Saint Martin.
Le pin, est
attaché au culte des morts, il veille sur les corps,
à l'instar des
cyprès qui ornent nos cimetières. Le loup
évoque les guerriers,
ancêtres mythiques, sur lesquels le pin veille. Le lion est
l'incarnation de pouvoir, de justice et en corollaire
d'orgueil et de
domination. Mais dans l'écu sur le tout, quartier principal
de ces
armes, le lion regardant en arrière perd son arrogance.
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Ciboure
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CIBOURE
/ ZIBURU (Labourd)
"
Coupé d'argent et d'une mer haussée d'azur, au
cheval gai passant
contourné d'argent brochant sur le fût
au naturel d'un chêne
écimé
de sinople, fruité d'or et posé sur une terrasse
cousue de sinople ; le
chêne est accosté de deux vaisseaux au
naturel celui de senestre
flottant sur la mer et celui de dextre brochant sur la mer "
Ces
armes ont été adoptées en 1991 ; elles
sont issues d'un sceau de 1591.
Si l'on ne connaît pas l'origine de ce sceau, on est
tenté de la
rapprocher de l'une des branches cadettes des Haraneder, riches
armateurs installés à Ciboure au XVI°
siècle.
Ciboure (comme
Hendaye et Biriatou) faisait partie d'Urrugne ; elle devint autonome en
1574 par décret royal. Cette émancipation ne sera
effective qu'en 1603,
après diverses procédures juridiques imputables
aux Urtubie, car
ceux-ci s'estimaient propriétaires des terres
affectées à la nouvelle
paroisse de Ciboure ; ils revendiquaient en outre le droit de
patronage, la collecte de la dîme, et l'utilisation
des terres
communes. L'important développement de la pêche
hauturière, et les
profits qui en découlaient, justifiaient les
prétentions des Urtubie.
Ciboure
abritait de nombreux bourgeois, notamment les branches cadettes des
Haraneder, riche armateur de Saint Jean de Luz et très
proches du roi
de France.
Très vite Saint Jean de Luz tentera d'absorber la
nouvelle paroisse en 1615 " le nom de Saint Jean de Luz est connu de
partout au lieu que celui de Soubiboure ne l'est presque de personne,
il y aurait importance réelle à faire union de
ces deux lieux sous le
nom dudit Saint Jean de Luz " Les relations entre les deux paroisses
furent exécrables, les affrontements fréquents ;
les deux paroisses se
disputaient le contrôle et les profits du port de la Nivelle,
où
accostaient les navires et dont les quais abritaient les chantiers de
construction, les entrepôts et les divers ateliers. Pour
tenter
d'apaiser les tensions, on installera un couvent des
Récollets en 1613
sur l'île sur la Nivelle, entre les deux villes.
La pêche fut
l'activité principale de Ciboure ; les marins basques en
chassant la
baleine qui avait déserté nos côtes,
découvriront l'île de Terre Neuve.
Ils y découvriront la morue, poisson jusqu'alors inconnu ;
déjà en
1578, des établissements de conditionnement de la morue
existaient en
Terre Neuve.
Au XVII° siècle, après le
traité d'Utrecht, la
France perd ses possessions de Terre Neuve et de la baie d'Hudson, les
Anglais s'installent et repoussent les pêcheurs basques. Le
port de
Saint Jean de Luz-Ciboure entre en récession. Heureusement
la pêche
côtière à la sardine se
développe vers 1750 ; elle régressera vers
1950. A la même époque, naît la
pêche au thon.
Il y avait un
hôpital Saint Jacques à Ciboure, près
de la Croix Blanche. La première
église, à usage militaire, se situait
à de Bordagain, la tour faisant
office de clocher ; l'église actuelle fut construite bien
plus tard.
Le
fort de Socoa fut fortifié au XVII°
siècle, c'était une redoute à
l'origine. Cet ouvrage était conçu pour faire
face à une attaque
maritime, qui ne vint jamais…Durant la révolution
et les guerres
Carlistes, le fort fut occupé par une garnison.
Dans ces armes
communales, la mer et les navires évoquent la
pêche et le commerce
maritime ; le chêne la force et l'immortalité. Le
cheval apparaît peu
en héraldique ; il est par contre omniprésent en
sigillographie où il
est associé à la chevalerie et à la
noblesse. Cette relative absence
dans l'héraldique pourrait être due, selon M.
Pastoureau, à la
connivence et à la complicité
séculaire de l'homme et du cheval ; le
cheval n'est pas un animal comme les autres. Comme un compagnon, il
participe à l'activité humaine et il en subit les
mêmes vicissitudes.
Il y a peu, l'homme ne pouvait se passer du cheval, que ce soit pour
labourer sa terre ou l'accompagner à la guerre. Dans
certaines
mythologies on enterrait le cheval avec son maître. Sans
harnachement,
il n'est pas guerrier ; il symbolise la noblesse, non pas de caste,
mais celle faite de grandeur, de courage et de
générosité. La position
contournée du cheval s'explique par son origine
sigillographique.
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Domezain Berraute
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DOMEZAIN
- BERRAUTE / DOMINTXAINE - BERRUETA (Soule)
" Ecartelé aux 1 et 4 de gueules au
faucon essorant d'argent ; aux 2 et 3 d'argent au lion de gueules "
Ces
armes, ont été adoptées par la commune
en 2003. Ce sont celles des
seigneurs de Domezain ; le faucon a parfois été
remplacé par un aigle.
Espagnol
de Domezain est cité au XII° siècle. Vers
1440, par alliance, les
Domezain deviennent aussi seigneurs de Beyrie, Caresse et Auterive..
Isabeau
de Domezain, héritière des biens des Domezain,
épousera en 1541, Jean
de Montréal d'Urtubie, qui périt en
1562 devant Lectoure. En secondes
noces, elle s'allie en 1572 Jean de Gamboa d'Alzate de Garro,
seigneur
de Garro. Isabeau deviendra l'héritière
des Domezain-Moneins au décès
de son frère aîné Valentin de Domezain.
Dans ces armes
communales, le lion de gueules évoque le pouvoir et la
domination. Dans
l'Egypte ancienne, le faucon était un attribut
royal. Il possède une
symbolique similaire à l'aigle. Quoique souvent
opposés, le lion et
l'aigle (ou le faucon), sont des emblèmes de pouvoir.
Les paroisses de Domezain et de Berraute ont été
réunies en 1842.
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Espelette
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ESPELETTE
/ EZPELETA (Labourd)
" D'argent au lion de gueules "
Ce sont les armes des seigneurs d'Ezpeleta, installés en
Labourd vers 1249 ; elles furent adoptées par la commune en
1997.
Les
Ezpeleta, originaires du village de même nom en Navarre,
seront très
tôt au service du roi de Navarre. En 1408, ils seront
possessionnés par
le roi de Navarre Charles III de la vicomté de Valderro (val
d'Erro),
juridiction de Aioz, située à
proximité du Pays de Quint ; le
bénéficiaire fut Beltran d'Ezpeleta. Ils
posséderont une maison noble à
Ossès.
Les Ezpeleta prenaient le titre de seigneur d'Ezpeleta,
de Gostoro (qui deviendra Souraide en 1789) et d'Amotz (quartier qui
sera rattaché à Saint Pée sur Nivelle
en 1789) ; ces deux derniers
territoires étaient donc des fiefs. Ezpeleta fut
érigée en baronnie,
avec droit de haute, moyenne et basse justice en 1462 par le roi de
France Louis XI, en faveur de Jean II d'Ezpeleta, vicomte de Valderro.
Jean II d'Ezpeleta fut tué en 1471 par les partisans de la
maison de
Beaumont.
Les Ezpeleta, furent souvent déchirés entre les
rois
de France et d'Espagne. Bertrand II d'Ezpeleta ayant combattu la France
dans les rangs espagnols, Richelieu en 1637, confisque la baronnie
d'Espelette ; les habitants du village en profitent sans doute pour
régler leurs comptes avec leur seigneur ; ils rasent le
château
seigneurial ; mais ils se verront condamnés à
verser 25000 livres pour
la reconstruction de l'édifice ; cette dette ne sera
acquittée qu'en
1670. Par adjudication, les paroissiens acquirent en 1707, le
château
et les droits seigneuriaux qui y étaient attachés.
La baronnie
d'Espelette ayant été confisquée,
c'est le duc Antoine de Gramont qui
en fut possessionné. Mais Juliana Enriquez,
petite-fille et héritière
de Barbe d'Ezpeleta, contestera cette décision et elle
obtint en partie
satisfaction en 1690. Après transaction, elle
récupèrera le château,
ainsi que les terres et les droits directement attachés
audit château,
mais le reste des biens restent au duc de Gramont. Juliana Enriquez
décède sans descendance en 1694. Par
adjudication, les paroissiens
acquirent en 1707, le château et les droits seigneuriaux qui
y étaient
attachés. Détail piquant, la
communauté possédant des biens nobles,
leurs jurats porteront le titre de " barons ". La communauté
comptait
300 feux (1800ha) en 1721. En 1789, lors de l'Assemblée du
Pays de
Labourd, la paroisse d'Espelette était
représentée par trois
délégués.
L'église
Saint Etienne, son clocher-tour et son retable sont du XVII°
siècle.
Espelette est aussi la patrie du père Armand David
(1826-1900),
missionnaire en Chine et du cardinal Etchegaray, premier cardinal
basque.
Les armes communales d'Espelette ont repris les
armoiries des Ezpeleta. Le lion, symbolise la domination, la
puissance
et le pouvoir.
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Garindein
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GARINDEIN
/ GARINDAÑE (Soule)
La
commune de Garindein a adopté en 2007 un emblème
original. Il s'agit
d'une iconographie peinte sur parchemin; elle est
l'œuvre du
calligraphe Michel Larroche. Cette œuvre
n'est pas de conception
héraldique ; elle utilise comme support une stèle
funéraire au disque
en forme d'écu, et qui reprend quelques
thèmes et symboles souletins.
La grande rosace centrale renferme sept médaillons
sur
lesquels apparaissent: un pèlerin de Saint Jacques, deux
acteurs de
pastorale, l'ancienne église du village et trois animaux, un
coq, une
fouine et un renard, reproduits ici, mais qui sont
sculptées sur le
linteau de pierre de la maison Arokaña.
A l'extérieur de la
rosace centrale, s'enroulent un lion présent dans les armes
des
vicomtes de Soule, un " txixtulari " et quatre
fleurs de lys.
La
stèle est surmontée d'un aigle, qui ornait le
sceau des rois de Navarre
; en arrière plan est posé le mythique pic
d'Orhy, gardien du Pays de
Soule.
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Garris
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GARRIS
/ GARRUZE (Basse Navarre)
" D'argent à trois sangliers de sable "
Ces
armes sont celles des seigneurs de Garris. La commune de Garris,
portait déjà ces armes en 1845 ; date de la
compilation de l'Armorial
de Basse Navarre par Vital Genestet de Chairac.
Garris, était
un carrefour compostellan important, pour les
pèlerins en provenance
de l'abbaye de Sorde ; il suffit de constater l'imposante
bâtisse de "
Pelegrina ".
L'église Saint Félix de Garris et la
dîme qui s'y
rattache, appartenait à Espagnol de Labourd et à
son cousin Arnaud de
Laguinge. Espagnol, fils du troisième lit de Fortun II
Sanche, vicomte
du Labourd, tenait ces biens de sa mère,
belle-sœur du seigneur de
Laguinge en Soule, qui avait épousé le vicomte de
Labourd vers 1090.
Garris
faisait partie des " bonnes villes royales ", en compagnie de Saint
Jean Pied de Port, Larceveau, Saint Palais et Labastide Clairence. Ces
villes déléguaient leurs propres
députés aux Etats de Navarre. C'est
à
Garris que se tenaient généralement les Cours
Générales de Mixe ; elle
fut la capitale de ce Pays de Mixe, avant d'être
supplantée par Saint
Palais vers la fin du XIII° siècle. Les femmes
accusées de sorcellerie,
vouées au bûcher, étaient
brûlées sur la place du marché de
Garris.
L'ancien
château féodal des seigneurs de Garris n'existe
plus ; il se situait
sur la colline Turuna (turon); c'était une
position stratégique qui
commandait l'entrée en Basse Navarre. Mais Garris abritait
aussi un
autre château, à l'emplacement de la mairie
actuelle, mais celui-la
était une possession du roi de Navarre qui fut construit
lors de la
création de la ville neuve vers 1235. Il était
commandé par un
capitaine nommé par le roi de Navarre. Le capitaine de
Garris,
participe aux premiers Etats Généraux de Basse
Navarre en 1522. Le
château royal de Garris fut détruit en
1514 par Sandoval, au service
du roi Ferdinand d'Aragon, qui devait annexer la Navarre en 1515.
Dans
les armes communales, le sanglier était sacré
pour les Celtes. Il
représentait l'autorité spirituelle du druide, la
connaissance et la
sagesse. On peut ajouter le courage dont fait preuve le sanglier ; il
ne connaît aucun prédateur naturel dans la
forêt.
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Guéthary
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GUETHARY
/ GETARIA (Labourd)
"
Coupé d'argent et d'une mer haussée d'azur,
chargée d'une baleine
contournée d'argent surmontée d'une
barque d'or équipée d'une voile de
gueules brochante sur l'argent, la barque est
montée par six pêcheurs
au naturel : quatre ramant, un à dextre
contourné, un à senestre
harponnant la baleine debout ; le tout accompagné d'une
falaise au
naturel mouvante du milieu du flanc dextre et sur laquelle se tient un
guetteur de sable "
Ces armes ont été adoptées par la
commune en 1991.
Guéthary,
(Catari en 1193) est sans doute née d'un peuplement de
Guillaume
Raymond de Sault, vicomte de Labourd au XII° siècle.
Guéthary faisait
partie de Bidart. Selon M. Goyenetche, Guéthary
est érigée en paroisse
en 1580, cette érection n'est effective qu'en 1633 ; mais la
présence
de la paroisse au Biltzar du Labourd de 1567, témoigne que
son
autonomie était reconnue dans les faits, bien avant son
officialisation.
Guéthary, comme ses voisines, était
tournée vers
la pêche à la baleine,
côtière et hauturière, puis
plus tard la pêche
à la morue. Les deux paroisses de Bidart et
Guéthary utilisaient le
même port de Parlementia, surmonté de la tour de
guet Koxkenea, équipée
d'une cloche pour rameuter les marins.
Le peuplement de
Guéthary fut dans un premier temps assez rapide, car lors de
l'enquête
diligentée par Colbert en 1683 recensant le nombre de
pinasses (navires
de pêche ou de commerce), Guéthary en comptabilise
17, Bidart 19,
Biarritz 15. Le nombre de marins était de 85, soit 15% de la
population, le plus fort pourcentage des villages côtiers.
En
1984, à l'occasion de terrassements sur les terrains de la
SNCF, outre
une stèle romaine, deux bassins juxtaposés furent
mis à jour. On crut
qu'il s'agissait de fours à huile de baleine (on faisait
fondre la
graisse de baleine et on l'utilisait entre autres pour
l'éclairage),
mais, après étude de la datation, on
pense qu'il s'agirait plutôt d'un
équipement de salaison de l'époque romaine.
Guéthary, s'équipera
de ses Bains de Mer en 1840 ; ces bains thérapeutiques,
étaient en
grande vogue au XIX° siècle ; Biarritz avaient les
siens dès 1830,
Saint Jean de Luz les aura en 1843.
Guéthary, abrite dans son église le
mausolée de Mgr Mugabure, enfant du pays et
archevêque de Tokyo.
Dans
les armes communales, la barque équipée de
rameurs, la baleine
harponnée et le guetteur scrutant l'arrivée des
cétacés, évoquent bien
évidemment la pêche côtière
à la baleine.
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Guiche
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GUICHE
/ GIXUNE (Pays de Gramont)
"
Coupé au 1 de gueules à une construction,
couverte en appentis le tout
d'or, à un large escalier de six marches du même
convergeant vers une
ouverture de gueules grillagée de sable,
à un étage soutenue par
quatre piliers toujours d'or ajouré de sable ; au 2 d'azur
à une onde
d'argent en pointe brochante sur une barque flottante et
contournée du
même au chef d'argent chargé
de quatre arbres de sinople futés au
naturel rangés en fasce "
Ces armes ont été adoptées par la
commune en 2001.
Guiche,
située à l'embouchure de la Bidouze, devint
très tôt un port de
marchandises sur la Bidouze, en relation étroite avec la
Basse Navarre
et ce, à l'abri de l'imposant château
des seigneurs de Guiche. La
pêche dans l'Adour, était une autre
activité économique essentielle ;
les premiers hameaux d'habitation s'implanteront naturellement
à la
Bourgade, près de l'Adour.
La pêcherie de Guiche, eut à faire
face à l'expansionnisme bayonnais, qui prétendait
contrôler à des fins
économiques bien sur, toute les activités sur
l'Adour, jusqu'au Bec du
Gave. Les Bayonnais n'hésiteront pas à incendier
le château de Guiche
en 1257 ; il sera reconstruit par Pées d'Albret en 1351
siècle. Mais
le roi d'Angleterre Henri IV, freinera la volonté
d'hégémonie des
Bayonnais en accordant le péage de Guiche à
Charles de Beaumont,
seigneur de Guiche.
Les premiers seigneurs de Guiche sont connus dès 1070 avec
Sanche I Fortum, issu des vicomtes de Labourd .
En
1444, le roi d'Angleterre érige Guiche en baronnie (Urt,
Briscous et
Bardos en faisaient partie), au
bénéfice de Louis II de Beaumont.
Vers la fin de la guerre de Cent Ans en 1449, le château de
Guiche est
pris par Gaston IV de Béarn qui combattait pour le roi de
France.
Guiche fut rattachée à la maison de
Gramont en 1534, elle ne la quittera qu'en 1763, pour
réintégrer le Biltzar du Labourd.
Le
château de Guiche fut détruit en même
temps que celui de Bidache en
1523, par le prince d'Orange ; il fut reconstruit par Corisande
d'Andoins, comtesse de Guiche.
Outre la seigneurie, il y avait
à Guiche une abbaye laïque, citée
Labadie en 1340. Un différent surgit
entre le capitaine du château de Guiche et Augustine de
Bessebat, dame
de Labadie qui se plaint d'avoir été
spoliée du quart de la dîme. Jean
de Labadie, seigneur de Labadie, sera néanmoins capitaine du
château de
Guiche vers 1620. Antoine de Salha de Bardos, est seigneur de Labadie
à
la veille de la révolution. Labadie fut incendiée
en 1852 ; elle se
situait au bourg et l'église actuelle devait en faire
partie, car lors
d'une rénovation en 1760, étaient inscrites les
armoiries de Labadie.
Une chapelle primitive existait à la Bourgade, sans doute
à proximité
du château.
Dans les armes communales, la construction décrite
est l'ancienne mairie ; la mairie actuelle a été
construite vers 1970.
Ce pittoresque bâtiment, surplombant l'entrée au
cimetière, abritait
sous l'ancien régime, les assemblées paroissiales
réunissant les
maîtres de maisons ; ces réunions se
déroulaient à l'issue de la messe
dominicale. La barque est une galupe, embarcation à fond
plat, qui
servait au transport des marchandises. Les arbres sont pour les
barthes, parfaitement mises en valeur.
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Halsou
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HALSOU
/ HALTSU (Labourd)
"
Parti au 1 d'or au lion de gueules tenant dans sa patte dextre un dard
péri en barre du même ; au 2 d'azur à
l'aulne arraché d'or "
Ces armes ont été adoptées en 2001.
Halsou
était un quartier de Larressore. En 1506, une fille
d'Uhaldea, maison
noble de Halsou située de l'autre côté
de la Nive, se noie dans la
rivière en se rendant à l'office religieux de
l'église de Larressore ;
plusieurs décès de ce genre avaient
déjà eu lieu par le passé. Le
seigneur de Uhaldea se propose de bâtir une chapelle
près de sa
propriété avec l'accord du curé de
Larressore. L'évêque de Bayonne
approuvera la constitution de cette nouvelle paroisse en 1512.
L'église
Sainte Marie porte la date de 1506 ; le clocher est du XVIII°
siècle.
Dans
ces armes communales, on trouve le lion labourdin et l'aulne
traduit
la toponymie de Halsou, (venant de " haltz ") signifiant en basque "
lieu où abonde l'aulne ".
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Hasparren
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HASPARREN
/ HAZPARNE (Labourd)
" D'azur à une croix ancrée
d'or chargée en abîme d'un cœur de
gueules "
Autour de l'écusson, une guirlande de feuilles de
chêne.
Ces
armes sont citées pour la première fois en 1931
par J. Meurgey et sont
inscrites dans l'armorial des villes dans les années 50.
Avec
77 Km², Hasparren est, après Larrau, la plus
étendue des communes
basques ; sa superficie représente près de 10% de
l'ensemble du
Labourd, dont près du 1/3 en terres communales. Hormis le
bourg, la
commune compte onze quartiers.
Au Moyen Age, l'habitat se
développe d'abord autour des deux châteaux
seigneuriaux Sault Vieux
(Zaldu zahar à Labiri près
d'Urruñaenea) et Sault Neuf (Zaldu berri à
Celhay, dont les ruines sont toujours visibles).
Du temps de
la présence romaine, Hasparren devait être un
centre de population
important ; en témoigne la pierre
gravée en latin, datant du II°
siècle, découverte en 1665 lors de
travaux de rénovation de l'église.
Hasparren
est dénommée Ahezbarrene en 1247, Hesperene au
XIV° siècle, puis
Hasparetz au XVII° siècle ; l'appellation
dans sa forme actuelle
n'apparaît qu'au XVIII° siècle. Elle se
situait sur l'important axe
transversal Bayonne-Saint Jean le Vieux par Irissarry. Cette
route
suivait l'actuelle route des Cîmes, et se prolongeait par
Celhay ; dans
ce quartier, se trouvait une " Ospitalia " qui accueillait les
pèlerins
de Compostelle.
Les armes d'Hasparren sont issues de celles de
la congrégation des Missionnaires Diocésains qui
portaient " Parti
d'azur et de gueules à une croix latine ancrée
d'argent chargée en
abîme d'un cœur enflammé de gueules ".
Cette congrégation des
Missionnaires Diocésains, qui n'était pas soumise
à la règle,
s'installe à Hasparren en 1823 (à Landaburua),
ils y resteront
jusqu'en 1975. Quelques-uns de leurs membres fonderont l'abbaye Notre
Dame du Sacré Cœur de Belloc en 1875.
Les Missionnaires installent les
Filles de la Croix à Hodienea en 1834. En 1841, le
collège Saint Joseph
ouvre avec les Frères des Écoles
Chrétiennes. Ils construisent un
hospice (actuels bureaux du collège technique) en 1844, pour
quelques
pauvres ; en 1845 les Servantes de Marie s'installent dans le
bâtiment
annexe de Landaburua. Le calvaire est réalisé en
1890. Enfin l'actuelle
chapelle du Sacré Cœur est bénie en
1933.
Hasparren a eu la
particularité d'abriter deux maisons seigneuriales, toutes
deux issues
des Sault. Durant trois siècles, les Sault figurent parmi
les plus
importants seigneurs labourdins. Ils sont originaires de Sault sur Luy
en Béarn ; la succession de cette terre
entraîne une guerre fratricide
et Arnaud I de Sault se retire en Labourd et épousera Marie
Bertrand,
fille du vicomte de Bayonne (et du Labourd), qui le dotera d'importants
biens fonciers à Hasparren.
Il construit Sault Vieux vers
1135. Son fils Guillaume Raymond de Sault, héritera des
vicomtés de
Labourd et d'Arberoue vers 1192. Il fut le dernier vicomte de Labourd
après que Richard Cœur de Lion, lui ait
racheté tous ses droits en
1193. Le château de Sault Vieux fut endommagé ou
détruit lors de
l'incursion en Labourd de Thibaut I, roi de Navarre, vers 1243 ; il
sera reconstruit vers 1273.
Marie Bertrand de Sault,
petite-fille de Guillaume Raymond hérite de Sault sur le Luy
(qui
deviendra Sault de Navailles du nom de son mari) et d'une terre
improprement désignée " baronnie de Navailles "
(également du nom de
son mari). Elle épousera en 1250 Garcie Arnaud de
Navailles, grand
baron béarnais.
Ladite baronnie de Navailles, se situait à
l'emplacement de l'actuel couvent des
Bénédictines de Belloc. Cette
seigneurie contrôlait le port sur la Joyeuse, aux portes de
Labastide
Clairence, le seul que possédait Hasparren. L'importance
stratégique de
ce port, explique à lui tout seul la présence de
cet appendice de
terre, qui tel un coin, s'enfonce en plein pays " charnegou ". Les
habitants de ce quartier (La Cote) seront d'ailleurs souvent en conflit
avec l'assemblée paroissiale d'Hasparren, ils refusaient
l'imposition
commune.
Pierre Arnaud I de Sault, oncle de Marie Bertrand,
seigneur de Sault, devint seigneur de Saint Pée par alliance
vers 1190
; il fut doté par le roi de Navarre de la terre de Cibits en
Ostabarret
; ses descendants seront seigneurs de Irumberri, Haitze et
Sault-Cibits.
La seigneurie de Sault Neuf apparaît vers 1250 ;
elle naît d'un partage des terres de Sault entre les deux
fils de
Pierre Arnaud II. Zaldu Berri est construit vers 1289. A cette
même
époque, ils acquerront sans doute Miots à
Villefranque. Les seigneurs
de Zaldu Berri détiendront le bailliage du Labourd entre
1337 et 1449.
La branche aînée s'éteint avec Sauvat
de Sault Neuf qui devient
seigneur d'Urtubie, après son mariage avec Domilia Martinez,
dame
d'Urtubie en 1415. Sault Neuf passe alors chez les
Urtubie-Montréal ;
la terre de Sault sera érigée en baronnie en 1654.
Les
Haspandars, plus que d'autres, acceptaient mal la tutelle seigneuriale
des Sault. Les droits seigneuriaux de Sault Vieux seront
acquis par
la communauté d'Hasparren en 1574, sans doute au
prix d'un
endettement pharamineux. Mais cela ne suffit apparemment pas
à calmer
la fierté des paroissiens, car, en 1623, c'est le manoir et
ses
dépendances (ce sont surtout les terres qui
intéressaient la
collectivité), qui deviendront biens collectifs, au prix
d'un nouvel
emprunt de 1200 écus, contracté auprès
du seigneur de … Sault Neuf.
La
communauté se heurtera ensuite en 1654
à Salvat d'Urtubie, nouveau
seigneur de Sault. Celui-ci contestera à la
communauté le droit
d'organiser un marché et sa propre police. Mgr d'Olce,
évêque de
Bayonne, servit de conciliateur entre les deux parties et en
1655,
Urtubie renonçait à ses prérogatives.
En contrepartie, la communauté
reconnaissait au seigneur de Sault Neuf les droits de
préséance à
l'église. Les Haspandars furent les précurseurs
de ces conflits qui
opposeront les communautés aux nobles et qui se
généraliseront au cours
du XVIII° siècle.
D'autres incidents surviennent en 1662, ils
contestent les droits honorifiques à l'église en
1662, ils seront
déboutés par le sénéchal de
Bayonne. En 1705, Bernard Saint Bois,
nouvel abbé, qui se fera appeler " baron de Navailles "
(suite à
l'acquisition de cette terre en 1708), relance la procédure
contre le
vicomte de Saint Esteben, nouveau seigneur de Sault. Les deux parties
s'accommoderont d'un arrangement en 1709 ; il demeurera tant bien que
mal en vigueur jusqu'en 1789.
En 1784, 
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